#JamaisSansElles ! par Guy Mamou-Mani et Tatiana F-Salomon dans Les Échos

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Chronique publiée dans Les Echos (papier et en ligne).

Des hommes et des femmes du numérique s’élèvent, via Twitter, contre les préjugés sexistes et l’absence de représentativité de certains panels de conférences.

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Au commencement était Twitter qui créa les « #FF », cette coutume du « follow friday » selon laquelle chaque vendredi, un utilisateur recommande d’autres comptes à ceux qui le suivent.

Présidente des Humains Associés, pionniers de l’Internet indépendant depuis 1995, j’ai très vite discerné le parti à tirer de cette pratique. Je me suis appliquée, semaine après semaine, à mettre en avant ceux de mes contacts qui se distinguaient par leur manière ouverte et généreuse de partager et de transmettre le meilleur du Web. Parallèlement à mes #FF célébrant quelques femmes d’exception, parmi lesquelles celles du club Girl Power 3.0 que j’avais cofondé en 2006 avec Natacha Quester-Séméon, j’en vins à magnifier les hommes amis des femmes qui s’illustraient par leur aptitude à coopérer sur les réseaux. Reconnaissant en eux l’héritage humaniste du temps prédigital, j’ai souhaité les mettre en avant via des #FF assortis du hashtag #gentlemen, qui devinrent rapidement fameux.

Président de Syntec Numérique et coprésident d’Open, j’étais l’un de ces #gentlemen. Curieux de rencontrer ces autres hommes à qui ces #FF m’associaient virtuellement, je les ai conviés chez moi. Une soirée prélude à d’autres rencontres et au lancement, par Tatiana et moi, du « Club des Gentlemen » (#clubdesgentlemen).

Boycotter les panels 100 % masculins lors des tables rondes

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Déplorant l’absence de femmes lors de tables rondes – notamment l’édition 2015 de l’université du Medef ou la Conférence numérique franco-allemande –, je me suis engagé par tweet à boycotter les panels 100 % masculins. Une prise de position cohérente avec le soutien que j’apporte à la commission égalité du Syntec numérique (@FemmesduNum). Le Club des gentlemen s’est associé à cette démarche. Des personnalités comme Nicolas Bouzou, professeur d’économie à Sciences po, et Henri Verdier, « chief data officer » de l’Etat, ont relayé mon tweet. Aujourd’hui, 80 soutiens sont fédérés sous la bannière #JamaisSansElles . Parmi eux : Gilles Babinet, notre digital champion, Benoît Thieulin, ex-président du Conseil national du numérique, Jacques-Antoine Granjon, PDG de vente-privee.com, Nicolas Sekkaki, président d’IBM France, Damien Viel, le DG de Twitter France, etc.



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