Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale et membre fondateur de #JamaisSansElles depuis 2016, a participé à la première émission live de #JamaisSansElles diffusée à l’occasion de la soirée de l’association, le 5 mars 2018 à l’Hôtel de l’Industrie. Il a signé deux ans plus tard, en 2020, pour le ministère de l’Éducation nationale, la première convention-charte de l’association avec un ministère. Il est aujourd’hui vice-président de #JamaisSansElles aux côtés de sa présidente Tatiana F-Salomon.
Le 5 mars 2018, Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale, participe à la première émission live de #JamaisSansElles, organisée à l’occasion de la soirée de l’association à l’Hôtel de l’Industrie. Engagé dans le mouvement depuis son lancement en janvier 2016, il revient sur les raisons de cet engagement et développe une conviction partagée par #JamaisSansElles : « le féminisme est un humanisme ».
Deux ans plus tard, il signe pour le ministère de l’Éducation nationale la première convention-charte conclue par #JamaisSansElles avec un ministère.
Interview originale — 5 mars 2018
Transcription de l’entretien vidéo enregistré à l’Hôtel de l’Industrie.
Pourquoi soutenez-vous #JamaisSansElles ?
Je soutiens #JamaisSansElles depuis le début, je faisais même partie des fondateurs quand la décision a été prise de créer cela, parce que le principe de #JamaisSansElles me semblait excellent et même nécessaire : celui d’aller vers toujours plus d’égalité entre les hommes et les femmes. En étant très sensible à la question de la participation des femmes aux différents événements publics qui peuvent exister et notamment tous les événements qui ont trait à la réflexion, qui ont trait à la participation dans la société. Trop souvent on se retrouvait avec des assemblées où il n’y avait que des hommes. Il me semblait important de s’engager à ne plus faire des assemblées de ce type. C’est ce qui m’a tout simplement amené à contribuer à la fondation. Je l’ai fait d’autant plus parce que c’était avec des amis, des personnes que j’estime et qui ont toujours été engagées dans des combats humanistes.
Le féminisme est-il un humanisme ?
Cette idée que le féminisme est un humanisme me paraît un excellent socle pour parler du féminisme mais aussi pour parler de l’humanisme, parce que le féminisme prend tout son sens quand il est une façon de voir le monde. Non pas simplement au titre de la relation homme-femme ou des droits des femmes, mais aussi au titre d’une vision générale de la relation entre les êtres humains. De la nécessaire inclusion, c’est-à-dire du fait que nous sommes tous faits des mêmes atomes, nous sommes tous faits d’un même esprit. Et le féminisme est un humanisme, cela signifie pour moi que le féminisme doit nous aider à comprendre qu’on doit inclure et pour moi l’école est évidemment le premier facteur de cette inclusion.
Repères — 2026
Jean-Michel Blanquer est vice-président de #JamaisSansElles. Ancien ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, il est aujourd’hui président de Terra Academia, professeur de droit public à l’Université Paris-Panthéon-Assas et président du Laboratoire de la République.
Jean-Michel Blanquer : pour une gouvernance mixte et un féminisme humaniste (2017)
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