Créé en 2016, #JamaisSansElles est un mouvement féministe universaliste et humaniste, porté par une association reconnue d’intérêt général depuis 2024, qui réunit des femmes et des hommes pour l’égalité réelle, la mixité et une gouvernance partagée.
Le mouvement est né de l’engagement d’hommes, notamment des dirigeants, qui ont accepté de ne plus parler, décider ni gouverner sans les femmes. Ce levier reste décisif : il change les panels, puis le sommet des organisations. Nous n’opposons pas les uns aux autres ; nous agissons ensemble, dans les prises de parole, les instances, l’école, et désormais là où se conçoivent les intelligences artificielles.
Notre féminisme est un humanisme.
Ce que nous défendons
#JamaisSansElles part d’un principe simple : les femmes n’ont besoin ni de grâce ni de faveur, mais de la reconnaissance de leur compétence et de leur légitimité.
Le mouvement refuse les panels, tables rondes, débats et événements publics d’où les femmes sont absentes. Il refuse aussi les événements non mixtes, à l’intérieur comme à l’extérieur des organisations. L’enjeu n’est pas l’affrontement. C’est la réconciliation des femmes et des hommes, et leur collaboration : travailler ensemble, se rendre visibles ensemble, gouverner ensemble les affaires humaines.
Depuis l’Assemblée générale 2026, cette exigence s’étend à un nouveau champ : humaniser les intelligences artificielles, combattre leurs biais et refuser que la moitié de l’humanité soit absente de la conception des outils qui transforment le travail, l’information, la santé et la décision.
Notre féminisme est un humanisme.
En quelques faits
- Créée en 2016 à partir d’un appel lancé par trois femmes et vingt hommes, entrepreneurs et personnalités du numérique.
- Reconnue d’intérêt général depuis 2024.
- Plus de 4 000 dirigeantes et dirigeants engagés dans une cinquantaine de pays.
- Des chartes co-construites avec des entreprises, des institutions, des ministères et des instances dirigeantes.
- Des structures partenaires ayant pu représenter jusqu’à 400 000 collaboratrices, collaborateurs et agents publics dans le monde.
- Entre 2016 et 2024, le hashtag a été utilisé plus de 350 000 fois sur X (ex‑Twitter), pour 700 000 engagements selon Talkwalker ; selon l’étude Ifop Opinion / FlashTweet publiée en 2019, il était le 4e hashtag le plus marquant d’un mouvement collectif en France sur la période 2015-2019.
- Chef de file de la délégation française du Women 20, groupe d’engagement officiel du G20, depuis 2018.
D’un appel à une association d’action
En 2016, #JamaisSansElles est d’abord le nom d’un appel. Des hommes, souvent des dirigeants, s’engagent à ne plus participer à des tables rondes ou événements publics où les femmes sont absentes. Ils affirment qu’ils ne seront « jamais sans elles ». Ce n’était pas un slogan : c’était une règle d’action, et elle l’est encore.
Le hashtag devient immédiatement un outil public. Il sert à signaler l’absence des femmes, à relayer des engagements et à rendre visibles des duos mixtes. Dès 2016, l’appel est repris par des dirigeants, des personnalités et des responsables politiques. La même année, face à cet élan, le mouvement se transforme en association.
#JamaisSansElles n’est pas un lieu de commentaires. C’est une association d’action. Elle propose des leviers concrets pour accroître la participation et la visibilité des femmes dans les instances de décision et aux postes de responsabilité. Elle fixe plusieurs objectifs : la réconciliation des femmes et des hommes, le dépassement des stéréotypes, la mixité, l’engagement, le travail de terrain et la transmission. Notre humanisme n’est pas la conservation des cendres : c’est la transmission de la flamme.
Un hashtag devenu mouvement
L’association porte le nom de son hashtag, devenu l’un des plus identifiables en France sur les enjeux de mixité. Entre 2016 et 2024, selon Talkwalker, #JamaisSansElles a généré plus de 350 000 mentions et 700 000 engagements. Selon l’étude Ifop Opinion / FlashTweet publiée en 2019, il était le 4e hashtag le plus marquant d’un mouvement collectif en France sur la période 2015-2019.

Sur X, le hashtag a d’abord fonctionné comme un signal d’alerte public contre les événements et les instances sans femmes. Il est ensuite devenu le nom d’une méthode : s’engager, signer, organiser, transmettre. Derrière ce nom, des milliers de femmes et d’hommes agissent chaque jour pour la visibilité des femmes, leur accès aux postes clés et une gouvernance réellement partagée.
Des actions déjà menées
- Signature et renouvellement de chartes avec des entreprises et groupes, parmi lesquels BNP Paribas et ses entités, SAP France, PwC France et Maghreb, Aptar.
- Au sein du Groupe BNP Paribas, la Charte #JamaisSansElles réunit 700 signataires dans l’ensemble de ses entités présentes à travers le monde. Elle s’inscrit dans un engagement porté au plus haut niveau par un Comex désormais quasiment paritaire.
- Engagements ministériels et institutionnels : Éducation nationale, Europe et Affaires étrangères, Institut français, Autorité des marchés financiers.
- Mobilisation d’instances dirigeantes : Comex et Codir signataires, dont le comité exécutif de l’AMF en 2024.
- Journées nationales #JamaisSansElles dans les établissements scolaires, avec un événement annuel de référence auprès des jeunes.
- Actions du Pôle Junior : interventions en collèges et lycées, présence à VivaTech, charte des Junior-Entreprises avec la CNJE et initiative « Jamais un Avion Sans Elles » à l’ENAC à Toulouse.
- Rayonnement diplomatique : appel aux diplomates dès 2018, puis charte du Quai d’Orsay en 2025.
- Présence publique continue sur X (ex‑Twitter) et LinkedIn, où le hashtag reste un réflexe civique dès qu’un événement, un staff ou une instance se présente sans femmes.

Comment l’association s’organise
La gouvernance de #JamaisSansElles s’articule autour de l’Assemblée générale et du Bureau. Les orientations sont mises en œuvre par la direction générale, l’équipe opérationnelle, les pôles thématiques et deux communautés d’engagement.
Le Bureau
Renouvelé en mai 2026, le Bureau est présidé par Tatiana F-Salomon, présidente-fondatrice. Jean-Michel Blanquer et Étienne Parizot en sont vice-présidents, Thierry Jadot secrétaire général, Marie Trüb secrétaire générale adjointe. La direction générale est assurée par Natacha Quester-Séméon.
Découvrir le Bureau et l’Assemblée générale
L’équipe et les pôles
L’équipe opérationnelle réunit notamment la direction générale, les partenariats et le porte-parolat jeunesse. Les pôles thématiques croisent des expertises pour nourrir l’action, en particulier autour des universités, de l’intelligence artificielle et de la culture.
Découvrir l’organisation, l’équipe et les pôles
Deux communautés d’engagement
Le Conseil féminin réunit des personnalités issues de l’entreprise, des médias, de la culture, du numérique, de la diplomatie, des sciences et de la politique.
Le Club des Gentlemen, fondé en 2014 par Tatiana F-Salomon, est à l’origine de l’appel. Il rassemble des hommes engagés aux côtés des femmes pour la mixité et une gouvernance partagée. Le club Girl Power 3.0 soutient également le mouvement.
Partenaires, parrains et donateurs
L’action de #JamaisSansElles repose sur des engagements et sur des soutiens. Les uns changent les pratiques. Les autres permettent de les tenir dans la durée.
Partenaires
Les partenaires signent une charte et s’engagent, individuellement et collectivement, à ne plus organiser ni cautionner des prises de parole sans femmes. Parmi eux :
- Entreprises : Groupe BNP Paribas, SAP France, PwC France et Maghreb, Aptar.
- Institutions et ministères : ministère de l’Éducation nationale, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Institut français, Autorité des marchés financiers.
Parrains
Au-delà de la charte, certains partenaires lient leur engagement à une convention et contribuent au financement de l’association. Ces parrains sont aujourd’hui le Groupe BNP Paribas, la Fondation BNP Paribas, SAP France, Aptar, la Fondation PwC et l’Autorité des marchés financiers. La Fondation BNP Paribas accompagne notamment le déploiement d’Intelligences PluriElles.
Donateurs
Des particuliers et des organisations contribuent également, par leurs dons, à l’indépendance et à la continuité du projet associatif. Ce soutien permet de tenir les actions de terrain, la transmission auprès des jeunes et le travail de plaidoyer.
Comment nous agissons
L’association agit sur cinq terrains complémentaires.
1. L’engagement des hommes, surtout des dirigeants
Tout part de là. En 2016, des hommes acceptent de ne plus participer à une table ronde, un débat ou un panel d’où les femmes sont absentes. Ce geste, tenu par des dirigeants, des élus, des diplomates, des managers, puis des étudiants, reste l’un des principaux leviers de #JamaisSansElles. Il est un changement de règle immédiat : dès qu’un homme refuse d’y aller seul, la salle change.
2. Des chartes qui transforment les organisations
Avec les entreprises, administrations et institutions, #JamaisSansElles co-construit des chartes. Elles reposent sur une démarche volontaire et un engagement personnel de la ou du PDG, ainsi que des membres du Comex, du Codir ou de l’équipe de direction, qui les signent en leur nom propre et invitent l’ensemble de l’organisation à rejoindre le mouvement. Ces signataires s’engagent à ne plus participer à des événements sans femmes ni en organiser. Lorsqu’un dirigeant est sollicité, lui-même ou son équipe vérifie la mixité des panels et de l’événement. Les partenaires y adossent également des engagements RH pour faire évoluer les recrutements et accroître la part des femmes à tous les niveaux. Chez BNP Paribas, le comité exécutif est aujourd’hui paritaire et la Charte #JamaisSansElles réunit 700 signataires dans l’ensemble des entités du Groupe présentes à travers le monde. À l’Autorité des marchés financiers, le Comex est également paritaire. L’engagement n’est pas symbolique : il est transformant.
3. L’éducation et la jeunesse
Depuis 2021, la Journée nationale #JamaisSansElles se tient dans les collèges et lycées, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Elle vise la mixité des métiers, la lutte contre les stéréotypes et les biais de genre, la confiance des filles et l’évolution des représentations chez les garçons.
En 2025, la 4e édition a réuni environ 300 participantes et participants au ministère de la Culture, dont une large part de lycéens et d’étudiants. En 2024, l’association a lancé son Pôle Junior avec des étudiants et des Junior-Entreprises de plus de trente établissements d’enseignement supérieur : des jeunes agissent auprès d’autres jeunes, notamment dans les filières scientifiques, techniques et numériques. Parmi ces initiatives, « Jamais un Avion Sans Elles », à l’ENAC à Toulouse, illustre cet engagement.
Avec la charte du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, signée en 2025, cette journée nationale prend aussi une dimension internationale, via le réseau des ambassades et consulats.
4. L’influence internationale
Depuis 2018, #JamaisSansElles contribue au Women 20. Des représentants de l’association ont créé et dirigent la délégation française du W20.
5. La réflexion humaniste à l’heure de l’IA
L’association a conçu ELLA, première agente intelligente dédiée à la mixité et à l’égalité femmes-hommes. En 2026, l’Assemblée générale place au cœur des missions la réflexion humaniste sur l’intelligence artificielle : ses biais, sa gouvernance, les conditions de son humanisation.
Cette étape se traduit par de nouveaux pôles thématiques — Universités, Intelligence artificielle, Culture — et par l’initiative Intelligences PluriElles, destinée d’abord aux jeunes. Le principe est le même que depuis 2016 : on ne construit pas l’avenir avec seulement la moitié des intelligences.