Un an après la signature de la Charte #JamaisSansElles par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, la rencontre du 10 septembre 2026 a permis d’en examiner la mise en œuvre et de préparer la suite du partenariat. Évaluation des engagements, mobilisation du réseau diplomatique, jeunesse et intelligence artificielle seront au cœur du travail mené avec le Quai d’Orsay en 2027.
Le 10 septembre 2026, Tatiana F-Salomon, présidente de #JamaisSansElles, et une délégation de l’association ont rencontré Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Myriam Saint-Pierre, secrétaire générale adjointe et haute fonctionnaire à l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que plusieurs responsables de l’administration du ministère.
Un an après la signature de la Charte #JamaisSansElles par l’administration du ministère, cette rencontre a permis de faire le point sur sa mise en œuvre, son évaluation et les nouvelles actions à développer avec le réseau diplomatique.

Une Charte inscrite dans la diplomatie féministe française
Ce partenariat s’inscrit dans une relation engagée dès 2016, lorsque les premiers diplomates français ont rejoint #JamaisSansElles. La page consacrée à #JamaisSansElles et France Diplomatie en retrace l’histoire.
Coconstruite avec la Task Force Égalité du Quai d’Orsay, dirigée par Laetitia Pierrat, la Charte marque une nouvelle étape dans une collaboration progressivement structurée avec le ministère et son réseau diplomatique. L’adhésion du ministère à la Charte était prévue dans le plan d’action 2024-2026 du ministère en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

La Charte est désormais mentionnée dans la Stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe 2025-2030, qui prévoit de continuer à promouvoir #JamaisSansElles. Son inscription dans ce cadre stratégique, qui porte l’action du ministère jusqu’en 2030, ouvre une nouvelle phase : celle de sa mise en œuvre concrète dans la durée au sein du réseau diplomatique.
De l’engagement à la mesure d’impact
Les engagements prennent tout leur sens lorsqu’ils se traduisent dans les pratiques, s’inscrivent dans la durée et produisent des effets que l’on peut mesurer.
Le ministère s’appuie sur quelque 230 référentes et référents Égalité, présents en administration centrale et dans le réseau diplomatique, pour accompagner ce déploiement sur le terrain, sous l’impulsion de Myriam Saint-Pierre.
Un an après la signature, le ministère a également lancé une enquête au sein de son administration afin d’en évaluer la mise en œuvre et les effets sur les pratiques, d’identifier ce qui fonctionne et ce qui doit encore progresser.

2027 : jeunesse, réseau international et intelligence artificielle
Parmi les prochains jalons de la mise en œuvre de la Charte figure la participation du réseau diplomatique français à la Journée #JamaisSansElles Internationale.
Destinée notamment aux jeunes générations, filles et garçons, cette journée permettra aux ambassades volontaires et aux opérateurs du ministère de mener des actions sur l’égalité et la mixité des métiers, en particulier dans les sciences et les technologies, ainsi que sur les usages et les impacts de l’intelligence artificielle, afin d’agir sur les stéréotypes.
Les échanges entre la présidente de #JamaisSansElles et le secrétaire général du Quai d’Orsay ont également porté sur Intelligences PluriElles, la nouvelle initiative de #JamaisSansElles consacrée aux transformations liées à l’intelligence artificielle, aux biais, à l’éthique et à la souveraineté cognitive.
Intelligences PluriElles prolonge ainsi une collaboration engagée avec le Quai d’Orsay dès 2018, lors du Forum sur la gouvernance de l’Internet à l’UNESCO, puis poursuivie en 2019 autour de la place des femmes dans l’intelligence artificielle et des algorithmes inclusifs.
#JamaisSansElles porte un féminisme universaliste et humaniste, qui associe les femmes et les hommes pour faire progresser l’égalité et construire une gouvernance réellement partagée. Dans nos échanges internationaux depuis dix ans, cette approche est régulièrement perçue comme une expression française de l’égalité entre les femmes et les hommes. Avec le Quai d’Orsay et son réseau diplomatique, nous agissons ensemble pour la traduire dans les pratiques — et nous continuerons de le faire.
#JamaisSansElles remercie toutes celles et tous ceux qui ont contribué à construire et à faire vivre cette collaboration au fil des années, tout particulièrement Catherine Colonna, Anne-Marie Descôtes et Pauline Carmona, ainsi que les équipes qui travaillent aujourd’hui à son déploiement.
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